Une machine à produire, quelle horreur ! Quoique !

 Voila, il me la faut, cette compagne de tous les jours ( ou touT les jours ? TouJours une hésitation. Ha, le français ! cette langue qui résiste aux volontés de l’écrire )

Je l’imagine productive et récalcitrante à la fois, m’offrant les possibilités de lui faire le plaisir d’accueillir mes pensées créatrices.

Je lui en demanderai beaucoup et elle me le rendra. Nous ferons ensemble mûrir les petits fruits de mon imagination.

La tâche est simple. Aligner des signes composant des mots, qui, se suivant les uns les autres, feront naître du sens.

Montrer à la surface de la soupe de mes émotions un peu de ce qui s’y passe. Faire lire comme nous sommes tou.te.s si semblables dans ce monde froid et technologique.

Les choses sérieuses approchent.

 

Mai 2017 je visais une grosse centaine de page, ce qui me semblait La solution pour redémarrer l’écriture. Considérant cela comme jouable.

Décembre 2017, j’en suis à la page 5, peu dire que c’est un fiasco, une erreur tactique, un ratage de première.

Bientôt mon anniversaire, celui qui va précéder d’un an mon entrée dans le club des sexagénaires. Durant cette année 2018 je désire mettre en place une machine à produire du texte et autres écritures, images et films.

Mon rêve est de produire ensuite pendant une décennie, de 2019 à 2029. Ce qui équilibrerait celle passée depuis le début de mon chômage. Comme une remontée du fond du trou. Une ascension vers la lumière pour sortir de cette montagne à l’envers.