Une journée d’écriture.

 

Après plusieurs jours de grisaille. De celles qui font la réputation de la ville de Brest. Le soleil est là donnant la main à la pluie.

L’Appartatelier a au moins une caractéristique intéressante. C’est qu’en hiver, quand le soleil est bas sur l’horizon, il inonde la pièce principale à travers la grande fenêtre.

À ces moments là il ne me viendrait pas l’idée de sortir. La lumière à domicile, gratos, arrachée aux griffes des vilains capitalistes, celles et ceux qui sont en train de tout rendre payant, ne se refusant pas.

La contrepartie c’est, peut-être, certainement sûrement, l’évidence de peu de mots. Juste un frémissement de plume, pour l’instant, à l’intérieur de ma boîte crânienne, à la surface de mon cortex. Mon corps se réjouissant et englutissant la vitamine D pendant ce temps là.

Le travail de la journée aura consisté en une approche lente, à pas d’indien, des deux principaux personnages. Le chômeur senior et la jeune banquière d’affaires avec qui il imagine de converser.

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